Personne ne te le dira : mon enfant a envie de faire du hockey (Suisse romande) 🏒
Ils sont petits, mignons et chaussent déjà des patins trop grands pour eux. Leurs parents, eux, découvrent que le hockey junior en Suisse romande est plus qu’un sport : c’est une religion glaciale avec ses règles non écrites, ses sacrifices et ses joies. Voici le guide de survie humoristique que personne ne vous donnera.
Bienvenue dans le monde merveilleux (et légèrement givré) du hockey junior en Suisse romande.
Un monde où les arénas remplacent les églises du dimanche, où le café se boit dans des thermos à 6 h du matin, et où tu apprendras très vite que la rondelle n’a rien à voir avec un biscuit apéro.
Si ton enfant commence le hockey, voici les 9 lois non écrites que tu dois absolument connaître et probablement personne ne te le dira.
Les 9 lois non écrites du hockey junior en Suisse
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Naître au début de l’année, c’est cheat code
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Camps et cours privés : le portefeuille en sueur
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Appeler le coach, même si on t’a dit de ne pas appeler
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Vacances et anniversaires annulés
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Un enfant = hockey. Toute la fratrie = hockey
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Essaie d’être coach… pour favoriser ton enfant
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C’est un marathon avec élimination par l’arrière
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Tu seras bénévole multitâche
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La licence B : bienvenue dans le mercato suisse
1. Naître au début de l’année, c’est cheat code 🍼
Ton enfant né en janvier ? Jackpot.
En hockey, ça s’appelle l’effet de l’âge relatif : un gamin de 9 ans né en janvier, c’est quasiment un mastodonte comparé à celui né en décembre.
Moralité : si tu veux un futur McDavid, Draisaitl ou Kucherov, choisis bien ton mois de conception.
2. Camps et cours privés : le portefeuille en sueur 💸
En hockey, on te dira que jouer pour le plaisir suffit.
Mensonge.
La réalité : tu vas inscrire ton enfant à un camp d’été à Leysin, à un stage à Fleurier, ou carrément des cours privés en plus des entraînements.
Pro-tip : ouvre un 3e pilier spécial “NHL ou minimum National League Swiss”.
3. Appeler le coach, même si on t’a dit de ne pas appeler 📞
Les coachs répètent : « Ne m’appelez pas, je vous tiendrai au courant. »
Traduction parent : tu vas les appeler.
Tu vas les bombarder de SMS à minuit :
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“Pourquoi mon fils n’était pas en power-play à Malley ?”
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“À Fribourg, vous croyez qu’il pourrait jouer centre plutôt qu’aile ?”
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“Il a raté une passe à Neuchâtel, c’est grave pour sa carrière NHL ?”
4. Vacances et anniversaires annulés 🎂✈️
En hockey, la saison ne s’arrête jamais.
Oublie les voyages à la mer en octobre : il y a tournoi à Martigny.
Oublie les anniversaires en famille à Noël : match amical à Yverdon.
Ton agenda se résume à deux mots : glace disponible.
5. Un enfant = hockey. Toute la fratrie = hockey 🏒
Tu crois que ta cadette va faire du violon ?
Erreur.
Très vite, tu réaliseras que soit un seul enfant fait du hockey (et il accapare tout ton temps, les autres tant pis), soit toute la fratrie s’y met (et tu passes ton week-end entre Lausanne, Fribourg et Monthey).
Garçon ou fille, ça ne change rien : bienvenue dans la secte.
6. Essaie d’être coach… pour favoriser ton enfant 👨🏫
On ne va pas se mentir : beaucoup de parents s’impliquent derrière le banc pour donner un petit coup de pouce à leur rejeton.
Résultat : ton enfant joue un peu plus de shifts que les autres (mais c’est “juste un hasard”, évidemment).
Les autres parents te regardent comme si tu préparais déjà le draft NHL 2037.
7. C’est un marathon… avec élimination par l’arrière 🏃♂️💨
Le hockey junior, c’est une course de fond cruelle.
À 6 ans, tout le monde est mignon.
À 8 ans, certains patinent déjà comme des fusées à Malley ou à Fribourg.
Et vers 10 ans… bam : les premières sélections tombent.
La pyramide se resserre, les éliminations commencent, et toi tu comprends que ce n’est pas un loisir, c’est Koh-Lanta sur glace.
8. Tu seras bénévole multitâche 🎤🥧⏱️
Parent de hockeyeur = bénévole officiel.
Prépare-toi à devenir :
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chronométreur,
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"reporter" officiel pour la league (saisie des feuilles de match, goals, pénalités)
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portier de prison (pardon de pénalités),
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pâtissier pour garnir la buvette ou le stand de la caisse d'équipe.
Ton CV va ressembler à un inventaire de jobs dans les patinoires suisses.
9. La licence B : bienvenue dans le mercato suisse 🔄
En hockey junior, il existe un petit papier magique : la licence B.
Traduction : ton enfant joue avec son club… ou pas.
Du jour au lendemain, un joueur peut débarquer d'une autre équipe pour compléter un effectif , ou ton gardien filer “renforcer” une autre équipe pas de place pour les sentiments comme les pros.
Résultat :
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Ton enfant ne sait plus trop pour quel club il joue vraiment.
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Les parents se sentent comme dans un mercato de foot, sauf que ça se passe en Suisse romande et pas à Barcelone.
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Tu réalises qu’en Suisse, l’instabilité est induite et que le temps de glace a une valeur : bienvenue dans le business des licences B.
Conclusion
Être parent de hockeyeur en Suisse romande, c’est :
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aimer les patinoires glaciales de la Vallée de Joux à Monthey,
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vivre au rythme des tournois à Martigny ou Neuchâtel,
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et surtout… apprendre à rire de tout ça car au fond je ne suis pas certain que ce merveilleux sport en sorte gagnant mais c'est une autre histoire.
Parce qu’au fond, derrière les patins trop grands, les sacs qui sentent la mort et les réveils à l’aube, il reste le plus beau : voir ton enfant sourire quand il saute sur la glace avant qu'il ne comprenne et arrête ou pas.
Un parent de hockyeur depuis 10 ans (avec l'aide de Chatgpt)
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